Le télétravail : concept, moyens et état des lieux en France

C’est bien dommage que le télé travail ait du mal à vraiment décoller en France !

Je pense, personnellement, que le frein est d’une part psychologique et de source multiple – la peur de l’isolement, la crainte des managers de ne plus disposer de troupes – et d’autre part que les technologies facilitant le télétravail dans des conditions satisfaisantes sont encore peu démocratisées. Il faudrait, entre autres choses, être capable de reproduire le mode « réunion » de manière suffisamment efficace et conviviale. Je crois avoir lu quelques part que certaines sociétés américaines se spécialisent dans la fourniture de solutions adaptées à la création de salles de réunions virtuelles. Grâce à ces outils, les intervenants auraient presque l’impression de se trouver face à face, même si en réalité ils se retrouvent disséminés aux quatre coins de la planète.

Comment reproduire le mode de réunion ? Les solutions sont dans tous les cas des variantes de la visio-conférence.

Je lisais il y a une heure ou deux le témoignage d’un ingénieur d’EDF qui bénéficiait d’une formule de quasi télé travail (en réalité, il était quand-même présent sur son lieu « normal » de travail 2 à 3 jours par semaine !), et je pense qu’il a bien résumé les avantages et les inconvénients.

Dans les inconvénients, il cite l’impression d’isolement les jours où il n’est pas avec ses collègues. Il reconnait également que sans l’outil moderne de télé communication, son travail serait impossible dans cette formule. Il ne cite par contre que l’intranet de l’entreprise ainsi que la messagerie. Donc, a priori, pas de visio-conférence.

Par contre, la responsable du programme mobilité d’IBM (ce ne sont pas les moins équipés), déballe son arsenal d’outils :

Lotus notes messagerie
Lotus notes bases documentaires
Lotus Quickr (QuickPlace) – espaces de travail avec CLIENTS ET PARTENAIRES
Lotus sametime – Web Conférencing.

Vous noterez que Lotus étant une solution de la maison IBM, ceci rend le choix de l’outil assez partial.

En tout cas, le web conferencing a l’air d’avoir un bel avenir devant lui et il a l’air d’être à géométrie super variable englobant tour à tour :

Partage de la webcam (image et son)
+ Partage d’un écran
+ Partage d’une base documentaire
+ Échange de textes (chat)

Personnellement, j’ai déjà testé une formule de travail à 2 pour la vente de nos logiciels :
Appel téléphonique classique (qui donc peut être étendu à plusieurs par une conf call classique).
Et en parallèle partage de mon écran grâce à la technologie GLANCE. (le client voyait mon écran pendant que je faisais ma démonstration et que je la lui commentais au téléphone).

Le souvenir que je garde du procédé est très positif, cela nous a économisé des déplacements à travers la France. Le plus dur pour le conférencier, par contre, est de savoir ce que pense son interlocuteur de ce qui lui est dit. J’avais pris l’habitude de demander régulièrement à mon correspondant de faire un commentaire, de confirmer qu’il suivait, etc ..

Il me manquait clairement dans ce système l’aspect vidéo. Mais de toute manière, je pense que la vidéo comporte aussi l’inconvénient de devoir soigner sa mise en scène, d’où perte de temps.

Chadi Abou Karam
Qualia Systèmes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *